jeudi 3 septembre 2026

Yannick nous propose...

 



DANSEZ LA VILLE

"Une interaction unique entre le corps humain et

l’architecture est la première chose qui fascine le

spectateur en découvrant le projet de Yannick « Dance the

City! Paris ». Les dieux antiques figés, sculptés dans la

pierre, ancêtres de tous les vices et de toute la grandeur

humaine, ne peuvent faire un seul mouvement. Et face à ce

silence pétrifié, ce désir de vie muet, un couple danse —

comme une célébration de la vie, insoumise même à la colère

des dieux. La diagonale formée par leurs deux corps nous

invite à deviner le prochain pas de danse, intriguant et

provocant, à l’image de la vie elle-même. L’artiste explore

les formes géométriques comme un outil pour saisir chaque

perfection fugace, tissée dans la beauté parisienne. L’angle

droit d’un genou plié est suivi d’une grande échelle,

donnant l’impression que la vie n’a jamais été un combat ni

une ascension pénible, mais bien une danse sur tous les

niveaux — jusqu’aux barreaux mêmes de l’échelle. Une stèle

s’élançant vers le ciel accompagne brillamment l’unité du

mouvement, où la figure masculine devient une base gracieuse

pour l’élévation spirituelle de la figure féminine. Quelque

chose d’en haut appelle, et le ventre ainsi que les côtes de

la danseuse s’ouvrent : un détail qui affirme une confiance

totale, une disponibilité à embrasser le monde. Les jambes

des danseurs jouent un rôle fondamental. On remarque

particulièrement les diagonales passionnées et fugaces déjà

évoquées, mais aussi les pliés, les triangles des positions

stables capturées, ou encore les moments de plasticité

désinvolte saisis devant la pyramide du Louvre. Quant aux

mains, elles semblent d’abord jouer le rôle d’éclairs,

gardant l’équilibre entre les mouvements. Pourtant, en

plongeant plus profondément dans les photographies, on

comprend que les mains jouent chaque fois le rôle de

médiatrices : elles deviennent le moyen de communication le

plus humain et universel — surtout dans la danse, mais pas

uniquement. Quand les mots manquent, ce sont les bras et les

mains qui soutiennent, irrationnellement mais

infailliblement.

Quelque chose, né à la frontière du corps humain, de

l’architecture et de la sculpture, exerce une force — tout

est en équilibre." TEXTE A.YERSHOVA


ARTESSIMA Exposition Collective  1 au 30 septembre




Dans Chromathermia Saba Qəñ, la chaleur devient écriture.
Les silhouettes, captées par l’instantané thermique, se détachent comme des présences anciennes, traversées par une lumière qui ne se voit pas mais qui insiste. La matière première est brute, presque primitive : une empreinte de chaleur, un souffle, une vibration. Puis vient la couleur, déposée comme un geste de réparation, de célébration, ou de résistance.




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