Au SAVS de la rue Cadet
Ce Blog est notre lieu de retrouvailles virtuelles. Il permet de partager, au sein de la communauté du SAVS nos trouvailles, nos oeuvres, nos bons plans etc. Chacun d'entre nous doit y trouver un espace chaleureux, bienveillant, et chaque publication doit être faite dans le soucis de ne pas heurter la sensibilité des lecteurs.
lundi 28 septembre 2026
mercredi 16 septembre 2026
Journée à Crécy-la-Chapelle
Jeudi 17 septembre
-10h : RDV devant la FNAC de la Gare de l’Est
-10h31 : départ du train ligne P. Changement à Esbly. Puis tramway T14 à 11h10.
-11h22 : arrivée à Crécy-la-Chapelle
-11h30 à 14h : découverte du centre de Crécy et pique-nique au Pré-Manche
-après-midi : proposition de visite du Crécy historique.
-17h24 : départ du Tramway en direction d’Esbly puis changement ligne P en direction de Paris à 17h42.
-18h12 : arrivée à la gare de l’est
Pensez à prendre votre pique-nique, de l’eau et votre titre de transport!
jeudi 3 septembre 2026
Yannick nous propose...
DANSEZ LA VILLE
"Une interaction unique entre le corps humain et
l’architecture est la première chose qui fascine le
spectateur en découvrant le projet de Yannick « Dance the
City! Paris ». Les dieux antiques figés, sculptés dans la
pierre, ancêtres de tous les vices et de toute la grandeur
humaine, ne peuvent faire un seul mouvement. Et face à ce
silence pétrifié, ce désir de vie muet, un couple danse —
comme une célébration de la vie, insoumise même à la colère
des dieux. La diagonale formée par leurs deux corps nous
invite à deviner le prochain pas de danse, intriguant et
provocant, à l’image de la vie elle-même. L’artiste explore
les formes géométriques comme un outil pour saisir chaque
perfection fugace, tissée dans la beauté parisienne. L’angle
droit d’un genou plié est suivi d’une grande échelle,
donnant l’impression que la vie n’a jamais été un combat ni
une ascension pénible, mais bien une danse sur tous les
niveaux — jusqu’aux barreaux mêmes de l’échelle. Une stèle
s’élançant vers le ciel accompagne brillamment l’unité du
mouvement, où la figure masculine devient une base gracieuse
pour l’élévation spirituelle de la figure féminine. Quelque
chose d’en haut appelle, et le ventre ainsi que les côtes de
la danseuse s’ouvrent : un détail qui affirme une confiance
totale, une disponibilité à embrasser le monde. Les jambes
des danseurs jouent un rôle fondamental. On remarque
particulièrement les diagonales passionnées et fugaces déjà
évoquées, mais aussi les pliés, les triangles des positions
stables capturées, ou encore les moments de plasticité
désinvolte saisis devant la pyramide du Louvre. Quant aux
mains, elles semblent d’abord jouer le rôle d’éclairs,
gardant l’équilibre entre les mouvements. Pourtant, en
plongeant plus profondément dans les photographies, on
comprend que les mains jouent chaque fois le rôle de
médiatrices : elles deviennent le moyen de communication le
plus humain et universel — surtout dans la danse, mais pas
uniquement. Quand les mots manquent, ce sont les bras et les
mains qui soutiennent, irrationnellement mais
infailliblement.
Quelque chose, né à la frontière du corps humain, de
l’architecture et de la sculpture, exerce une force — tout
est en équilibre." TEXTE A.YERSHOVA
Les silhouettes, captées par l’instantané thermique, se détachent comme des présences anciennes, traversées par une lumière qui ne se voit pas mais qui insiste. La matière première est brute, presque primitive : une empreinte de chaleur, un souffle, une vibration. Puis vient la couleur, déposée comme un geste de réparation, de célébration, ou de résistance.



















